Sommaire La Rue Visconti Vivante Retour à la page d'accueil
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De nombreux professionnels ont implanté leurs activités rue Visconti mais qui s'en souvient ? Certains anciens évoquent une épicerie ou un menuisier, mais combien d'autres ont disparu des mémoires ? Pour redécouvrir ce passé, l'analyse de quelques photos, d'Atget notamment, sur lesquelles apparaissent des enseignes sur les entrées des immeubles au début du XXe siècle peut aider. Certaines notes, comme celles d'Henri Masson (Archives de Paris) donne également quelques indications sur les professionnels de la première moitié du XIXe. Mais la principale source d'informations est en fait l'Almanach du Commerce, l'ancêtre des Pages Jaunes.

Exemple de deux annuaires : 1857 à gauche et 1870 à droite (Archives de Paris, clichés BER).

Les premiers almanachs datent du milieu du XVIIIe siècle et servent surtout à répertorier les notables. Dans l'almanach de 1789, on trouve bien dans la rue des Marais-Saint-Germain un Clavier, « chauderonnier » et un Lefèvre, menuisier, mais il faut lire l'annuaire en entier pour le découvrir car les noms sont classés par profession et non par rue, et de plus, l'almanach ne donne pas le numéro de l'immeuble ! Les almanachs deviennent systématiques au XIXe mais il faut attendre 1845 pour que le classement par rue apparaisse. Ce classement permet une analyse plus aisée des professions de la rue.

Pour retracer la naissance, la vie et la disparition de tous ces métiers, nous avons compulsé aux Archives de Paris une centaine d'annuaires de 1845 à 1955 et reproduit les noms et professions classés rue des Marais-Saint-Germain puis rue Visconti. Bien sûr, les données des Almanachs ne sont ni parfaites ni exhaustives, mais on peut considérer qu'elles donnent une bonne desciption de ce qu'il se passait là où la mémoire ne remonte pas.

C'est donc au terme de ce travail un peu fou que nous avons pu retracer et analyser l'évolution des métiers pour chaque adresse de la rue Visconti. On découvre par exemple que l'épicerie du 6, rue Visconti existait avant le début de notre analyse en 1845 et après sa fin en 1955, soit plus de 110 ans d'activité ! On s'amuse aussi de tomber sur le nom de « Delacroix, peintre-artiste » au 17 de la rue en 1845. On est surpris enfin de constater qu'un laboratoire de recherche en chimie a existé au n° 18 dès 1866 et ce au moins jusqu'en 1955 !

Ces données donnent une vision des immeubles individuellement car chacun a une sorte de personnalité particulière. Le 5 et le 7 ont abrité un tout petit nombre d'activité, mais pérennes dans le temps ; le 14 a hébergé, et c'est remarquable, quasiment que des artistes peintres ou assimilés pendant plus d'un siècle, etc. On peut également analyser l'évolution de ces activités dans le temps et constater que pour la majorité des adresses, il y a une rupture autour de 1880-1900, où le nombre de professionnels répertoriés se réduit considérablement. Sauf erreur, aucune des activités listées ci-dessous ne s'est maintenue jusqu'à aujourd'hui.

Enfin, l'analyse à l'échelle de la rue nous montre que la moitié est était bien plus industrieuse et artisanale que la moitié ouest qui abritait beaucoup plus d'activités artistiques, littéraires et intellectuelles. Il est d'ailleurs possible que cela soit la marque de l'ancien partage de la rue en deux censives, l'une gérée par l'Abbaye vers la rue de Seine qui avait tendance à tracer de toutes petites parcelles, propices à l'éclosion de myriades de petits ateliers, l'autre administrée par l'Université vers la rue Bonaparte et dont les parcelles, plus vastes, ont permis l'édification d'hôtels particuliers dont les appartements bourgeois s'accommodaient mal de la proximité d'artisans industriels.





Légende

Pour chaque adresse, les activités sont listées dans un tableau, analysées succinctement, et représentées graphiquement. L'ensemble des graphes utilise un même code de couleur, approximatif, mais censé représenter la branche d'activité.

g Les couleurs grises et noires représentent les activités artisanales et industrielles sauf les métiers du livre. g Les couleurs bleues représentent les métiers liés au livre, tant industriels qu'artisanaux, du fondeur de caractères au libraire.
g Les couleurs jaunes représentent les notables et les professions intellectuelles. g Les couleurs rouges représentent les métiers liés à l'art. Le rouge vif est réservé aux artistes-peintres.
g Les couleurs roses représentent les métiers de bouche, marchands de vins, épiciers. g Les couleurs vertes représentent les pensionnaires et les externats.

Les bois gravés sont de Constant Le Breton.



1, rue Visconti


1826 Potier A. - médecin.
1826 Potier Dame - sage-femme.
1883-1912 Millot - fabricant de châssis.
1905-1907 Fassy - fabricant de châssis.
1889 Bouchet - vins.
1904 Larroque - fabriquant de châssis.
Très peu d'activités, et concentrées sur le tournant du XIXe au XX siècle. La raison est sans doute que l'immeuble est principalement tourné sur la rue de Seine. Peu d'activités se sont domiciliées sur la rue Visconti : il s'agit probablement de celles qui utilisaient la petite porte qui donne sur la rue.

Activités principalement artisanales.










2, rue Visconti


1792 Bureau du journal "La Gazette de France".
1836 Chastel - Vente en détail de bois et de charbon.
1826 Bernard - serrurier.
1878-81 Paulhes - bois et charbon.
1882-84 Amberny - bois et charbons.
1885-91 Meyniel - bois et charbons.
1912-14 Gaset (A.) - antiquaire.
1924 Buissière - fruitier.
1925-26 Fourcoux - monteur en bronze.
1938-45 Ucelli - libraire.
1950-55 Bouquet de Mariée - antiquaire.
1955 Bourrier A. - représentant en vins.
Peu d'activités professionnelles, disparates et sans continuité, à l'exception d'un commerce de bois et charbons sur 14 ans.











3, rue Visconti


1804-05 Sacombe - médecin.
1820-21 Doré - Hôtel du Pont des Arts (meublé).
1822 Enson - artiste-graveur.
1826 Duponceau - Hôtel du Pont des Arts (meublé).
1826 Hulot - ancien notaire.
1828-29 Deroussen de Florival - avocat à la cour royale.
1832 Mécou (Joseph) - artiste-graveur.
1838 Froment - Hôtel du Pont des Arts (meublé).
1845-1874 Boissat - Peintre-vitrier.
1845 Pianet - modeliste-sculpteur.
1851-60 Lépine (J. B.) - architecte.
1867-75 Laville (P.) - emballeur.
1867 Lauzerel (Vve) - apprêt de chapeaux.
1868-70 George (Anglaise) - garde malades.
1870 Poulhes - vins.
1871-75 Régnier - café et hôtel Visconti.
1876 Letierce (Mme) - café et hôtel Visconti.
1877-81 Berger - café et hôtel Visconti.
1882-83 Brochard (Vve) - café et hôtel Visconti.
1884-97 Rivollier - café et hôtel Visconti.
1890-01 Augustin Sartirana - photogravure.
1898-1905 Hôtel Visconti.
L'immeuble du 3, rue Visconti a connu une activité professionnelle concentré autour du XIXe siècle, surtout en tant qu'hôtel. Au début du XIXe, l'hôtel s'appelle hôtel du Pont des Arts et deviendra plus tard l'hôtel Visconti. Il semble qu'il n'y ait pas eu de continuité entre les deux périodes puisque aucune activité hôtelière n'est signalée pendant une trentaine d'années.

A noter aussi la longévité de Boissat avec son entreprise de peinture - vitrerie mais qui n'aura pas de successeur ou pas à cette adresse (on note la naissance d'une activité similaire au 4 l'année suivant la fin de celle de Boissat, mais ce n'est peut-être qu'une coïncidence).


Extraits d'un brevet de machine à graver déposé en 1890 par Sartirana, alors domicilié 3, rue Visconti (collection B.E.-R.).










4, rue Visconti


1812 Bazin - artiste-peintre.
1822 Peuvrier - artiste-graveur.
1826 Valand - marchant de lithographie.
1838-54 Bullier - menuisier en bâtiment et menuisier modéliste.
1844 Rouff (Daniel-Victor) - artiste-peintre.
1856-59 Régnier (J. D.) - peintre-artiste.
1860-61 Masson - agent d'affaires.
1868-69 Laurent (Vve) - apprêt de chapeaux de paille.
1875-89 D'Halluin - peintre-vitrier.
1877-1902 Brosillon - relieur.
1885-87 Mme Mouretin - couturière.
1890 Bourganel - boulanger.
1892-98 Meyniel - charbonnier.
1900-34 Bonnet (Th.) - publicité (voir au 6).
1899-1918 Gladine - charbonnier.
1903-06 Meyer (L. et A.) - relieurs.
1907-34 Meyer (L.) - relieurs.
1921-23 Maheux - peinture et vitrerie.
1924-55 Deegan - joaillier-bijoutier.
1935-45 Meyer (L.) et Delahaut - relieurs.
1939-55 Delahaut - relieurs.
1939-72 Paudeau - fabricant de jouets.
L'immeuble du 4, rue Visconti a principalement abrité des activités artisanales et ce de manière continue depuis la fin du XIXe jusqu'à la fin de la période analysée au milieu du XXe.

L'adresse semble propice aux longues activités puisqu'on compte entre 25 et 50 d'années d'existence pour le charbonnier, le bijoutier, le fabricant de jouets et pour l'entreprise de publicité de Bonnet.

Cette dernière apparaît dans le Bottin dès 1897 au 6 de la rue, mais en regardant de près la photo d'Eugène Atget en 1910 (voir ci-dessous), on lit « Maison fondée en 1890 » sans que l'on sache si c'était déjà rue Visconti à l'époque...

L'atelier de reliure vivra quant à lui pendant plus de 80 ans.



Enseigne de l'agent de publicité Bonnet à l'entrée du 4, rue Visconti sur une photo d'Atget en 1910
(Collection photographique de la BHVP, cliché BER).


La famille Paudeau s'installe dans la boutique du 4 dès 1925 mais n'apparaît dans l'annuaire que 14 ans plus tard. Elle avait acquis en 1922 auprès du Sénat la concession de la location des bateaux du bassin du jardin du Luxembourg. Dans leur atelier, les Paudeau fabriquent et réparent des bateaux miniatures juste derrière la vitrine. Depuis la rue, on peut voir les gabarits suspendus au plafond et les bateaux en train d'être manipulés : l'atelier deviendra le point de mire de générations d'enfants qui rêveront devant la vitrine. Le patron avait la réputation d'être « un drôle de type bizarre et très silencieux ». Les héritiers quitteront l'atelier en 1972 et c'est Mr Montrond qui le récupérera pour en faire l'actuel « Atelier Visconti ».




L'atelier Paudeau (collection particulière et extraits de Voiles et Voiliers n°301 de mars 1996).










5, rue Visconti


1801-02 Rainville - imprimeur-libraire.
1826-39 Boisdon - menuisier.
1838 Senlis - menuisier antiquaire.
1842-48 Echement - menuisier en bâtiment.
1853 Laurens (Jules) - artiste-peintre-lithographe.
1853-63 Coquet - serrurier.
1876-78 Falachon - emballeur.
1878-86 Mme Daguet - crémier.
1887-92 Champeaux - vins.
1887 Larcher - layetier.
1893-94 Champeaux (Vve) - vins.
1895-96 Izar - vins.
1897-1903 Loizé - vins.
1907 Lozia (F.) - encadreur (voir 20).
1908 Roux - vins.
1909-21 Veuve Fievez - vins.
1922 Moulherat - vins.
1925-32 Denis - ébéniste.
1923-34 Tabuteau - vins.
1934-36 Fesneau - petite ébénisterie.
1935-38 Mme Müller - vins.
1939 Huret - mécanicien.
1955 Drouin - tableaux.
En dehors de quelques activités artisanales, la principale activité au 5, rue Visconti a été une boutique de marchand de vins qui a perduré près de 50 années avec au moins 7 propriétaires successifs.

La boutique du marchand de vins est finalement devenue une galerie d'art, celle de Drouin, au milieu du XXe siècle, la première de la rue.










6, rue Visconti


1820-27 Viet - marchand de vins en gros.
1845 Robert (François) - épicier.
1846-1870 Robert (François) - propriétaire.
1846-1880. Benoît (J.) - épicier.
1878-81 Bouscarat - bois et charbons.
1881-98 Benoît (E.) - épicier.
1882-83 Niaucel - bois et charbons.
1884-87 Abot (J.) - éditeur de musique (voir au 9).
1885-91 Pesse (E.) - tonnelier.
1892 Maury (H.) - maçon.
1897-1903 Bonnet (Th) - publicité (voir au 4).
1899 Gamet - monteur en bronze.
1899-1900 Delaître - épicier.
1901-07 Lauré - épicier.
1908-09 Beudin - épicier.
1910-28 Beaufils - épicier.
1929 Templer - épicier.
1930 Beaufils - épicier.
1919-20 Potoki - fumiste.
1924 Bouquet-Parfait - articles de literie.
1931-55 Demoly - épicier.
La constance de la destination de cette boutique sur plus de 110 ans est remarquable. L'activité d'épicier semble avoir été initiée par François Robert avant 1845. Son successeur, J. Benoît, y a travaillé 35 avant que E. Benoît, son fils probablement, ne reprenne le flambeau pendant 18 ans.

Certains habitants de la rue se souviennent encore de l'épicerie « pleine de nouilles » et de la pittoresque Mme Demoly, une alsacienne avec un fort accent. Dans les années 1950-60, l'épicerie -qui avait aussi un magnifique « zinc »- avait ses habitués, des clochards pour la plupart. La patronne aimait beaucoup René Drouin dont la galerie était presque en face. Elle lui disait « Rô, Mr Drrouin, fous zêtes tellement chentil ! ». Pendant la seconde guerre mondial, elle disait « pourquoi les juifs refusent-ils de mettre l'étoile jaune ? Moi si on me demandait de mettre un truc pour dire que je suis alsacienne, je le ferais volontiers ! ». Il parait qu'elle était bête comme un cochon !

Lorsqu'elle est morte, sa fille a essayé de reprendre le commerce, mais elle buvait tellement qu'il arrivait que ses clients la trouvent allongée par terre dans la boutique en train de cuver son vin. Elle sortait tous les soirs, parfois avec un travesti. Le commerce a fini par fermer...










7, rue Visconti


1820-27 Dudognon - marchand de plâtre et propriétaire.
1838-49 Dumas - maçon.
1826-39 Mamus - serrurier (après au n°9).
1848 Liebert (LFE) - artiste-dessinateur.
1850 Chautard (Joseph) - artiste-peintre.
1850-1871 Chapellier - maître maçon (au 7 et au 9).
1873-75 Bessineton - maître maçon.
1876-89 Bessineton et Pinturier - maîtres maçons.
1890-91 Launay - plombier.
1896-1902 Coste - peinture et vitrerie (au n° 9 avant).
1919 Patocchi (M.) - boutique (activité non identifiée).
1919 Losevy (Mme.) - boutique (activité non identifiée).
1931-34 Campion - menuisier.
1931-55 Sévegrand - serrurier.
1936 Yvinnec - ébéniste.
1937 Ferneau - ébéniste.
1954-55 Guiani - libraire.
1954-55 Perrier - ébéniste.
Le 7, rue Visconti a accueilli des activités essentiellement artisanales : peinture, vitrier, menuisier, serrurier, plombier et bien sûr maçon.

C'est peut-être Dudognon, qui achète le 7 en 1815, qui lance l'activité de maçonnerie avec son entreprise de plâtre. L'activité de maçonnerie en tout cas durera 52 ans.

L'activité suit d'ailleurs l'histoire de la maison puisque dans les années 1845, les Villetard rachètent l'immeuble puis celui du 9, rue Visconti. Ils réunissent les deux parcelles et l'activité de maçonnerie s'étend concomitamment aux deux adresses.


Au niveau de la porte vitrée du 7, rue Visconti (juste à gauche de l'entrée du 7-9), il y avait une femme, Mme Diani, qui vendait du lait et du café et des journaux dans une sorte de couloir qui donnait sur la rue. Sa porte s'ouvrait en deux partie : la partie du haut se rabattait en tablette sur laquelle elle posait les tasses de café.

En 1958, Florence Jonquières (la fille de Henri Jonquières) récupère la jouissance du local qu'elle baptise « Le Couloir Visconti » et en fait une galerie-atelier de tissage, céramique et bijoux. Il parait qu'il existe une photo d'Anthony Perkins, en tournage dans la rue Visconti, posant sous cette enseigne.


Carte du « Couloir Visconti » à gauche et carton d'invitation au vernissage, à droite.










8-10, rue Visconti


1811-15 Germain ou Gaumain - marbrier.
1826-1827 Mielle - pensionnat.
1838 Cazé - vitrier.
1838 Journeau - artiste-peintre.
1838 Gauchard - graveur sur métaux.
1838 Paradis - artiste-peintre.
1838 Poisson - artiste-peintre.
1838 Rimelmans - établissement de bains.
1838 Renoust - artiste-peintre.
Aucune activité n'est répertoriée dans le bottin à cette adresse. Les seules données que l'on trouve sont issues des archives Masson.

La seule activité notable est l'établissement de bains qui s'est installé sur la parcelle à double entrée (à la fois sur la rue des Beaux-Arts nouvellement percée et sur la rue Visconti). On retrouve des indices de son existence dans deux documents présentés ci-dessous.


En 1914, dans l'entrée du 8, rue Visconti, immeuble aujourd'hui démoli, on pouvait encore lire l'enseigne « Bains ». On retrouve également sur le cadastre du début du XIXe siècle levé par Philibert Vasserot le plan des bains construits dans les anciennes dépendances de l'hôtel de la Rochefoucault.


Enseigne des bains sur l'entrée du 8, rue Visconti à gauche sur une photo de 1914
(photo UPF, reproduite par les Archives de Paris pour www.ruevisconti.com),
et plan du rez-de-chaussée du bâtiment traversant de la rue des Marais à la rue des Beaux-Arts
avec les baignoires (Archives Nationales, plan reproduit pour www.ruevisconti.com).










9, rue Visconti


1811-12 Poinçot - libraire.
1833 Fontana - sculpteur.
1842-51 Maumus - serrurier en bâtiment (avant au n°7).
1870-71 Regereau - vins.
1873-82 Miquel (A.) - vins.
1881-83 Abot (J.) - éditeur de musique.
1883 Niaugel (A.) - vins.
1887-90 Bourgeois et Coste - peinture et vitrerie.
1887-89 Froment - vins.
1891-95 Coste - peinture et vitrerie (au n°7 après).
1890-1905 Froment - charbonnier.
1902 Gautard (Albert) - archéologie, professeur de sculpture et de dessin.
1906-08 Marc (J.) - charbonnier.
1910 Salingardes - fruitier.
1912 Baquet - mouleur figuriste (voir au 24).
1919 Mme Salès - boutique (activité non identifiée).
1923-24 Tejero - ébéniste.
1928-32 Cahen - antiquités curiosités.
1933-36 Gordon-Amende - antiquité.
1955 Perrier - ébéniste.
Le 9, rue Visconti a abrité des activités très hétéroclites et surtout, de courtes durées. La plus longue est l'entreprise de marchands de vins (4 propriétaires successifs) qui a duré 20 ans à la fin du XIXe siècle.

Comme pour le n° 7, l'activité industrielle, artisanale ou autre a quasiment disparu au XXe, peut-être parce que les propriétaires les ont transformés en immeubles de rapport, privilégiant la location de petites surfaces à des particuliers.


Détail de la photographie de Marville prise en 1868 depuis la rue de Seine.
On y voit en haut à gauche une enseigne en forme de clé qui signalait la serrurerie de Mr Maumus (cliché BER).










11, rue Visconti


1826 Houbloup - imprimeur-lithographe.
1832 Guillemard (Dlle Sophie) - artiste-peintre.
1838 Laforge - maçon.
1845-47 Cherrier (Prosper Adolphe Léon) - artiste-graveur.
1847 Devaux (Eugène) - artiste-peintre.
1848 Pinot (Charles-François) - artiste-peintre.
1848-49 Delaplace - fabricant de moulures.
1850-51 Delaplace - menuisier.
1849-71 Legrip - peintre-artiste.
1850-54 Séclier (F.) - tonnelier.
1855-68 Lallier - tonnelier.
1857-61 Monper aîné - rentoileur de tableaux.
1858-59 Rocton - restaurateur de tableaux.
1868-85 Mme Lefevre - teinturier-dégraisseur.
1869-80 Monet - tonnelier.
1873 Martin (A.) - graveur sur pierre.
1881-84 Pesse (E.) - tonnelier.
1882-88 Cantié - serrurier.
1886-87 Ladouzy - tapissier.
1888-89 Coutant - tapissier.
1889-91 Coquet - serrurier et 23, rue de l'Echaudé.
1892-1915 Launay - plombier.
1893-94 Lechanteur - libraire.
1912 Buzon (Frédéric-Marius) - peintre-artiste.
1913-19 Ducot (Raymond) - peintre-artiste.
1917-19 Vincent - gravure, estampes.
1947 La Blouse F. F. - tabliers.
1951-52 Le Marché Etranger - import-export.
On trouve encore beaucoup de métiers artisanaux (plombier, tonnelier, teinturier, menuisier). L'activité est plus soutenue que dans les autres immeubles coté rue de Seine. On note également la présence de plusieurs « peintres-artistes ».

De nouveau, l'activité est quasiment nulle ou non signalée au XXe siècle.










12, rue Visconti


1806-07 Bitouze de Linières - avocat.
1814 Débélan - architecte.
1826-29 Noël (Léon) - artiste-lithographe (voir au n°22).
1831-32 Gayrard jils - sculpteur.
1833 Perdoux - artiste-peintre.
1845 Leclerq - teinturier-dégraisseur.
1838-43 Bonnot - peintre vitrier en bâtiment.
1846-1870 Bonnot - peintre en bâtiment.
1848 Mercier - métreur-vérificateur (voir au n°16).
1856 Monper aîné - rentoileur de tableaux (nombreuses adresses : erreurs ?).
1861-62 Rolland - papiers en gros.
1867-69 Maillard-Bossuat - vins en gros.
1870-75 Bonnot - entrepreneur de peinture.
1870 Rolland - vins en gros.
1876-83 Bonnot - entrepreneur de peinture et décoration.
1884-1909 Léon Pupil - successeur Bonnot, entrepreneur de peinture et décoration, peinture et vitrerie (et 51, rue de Seine).
1881-83 Penaud, Joly et Cie - libraires (voir au n°22).
1883-87 Constant Boilot - relieur.
1879-86 Mme Charles - robes.
1889-1933 Civré (E.) - horloger.
1890-92 Peigney (Joseph) - architecte.
1886-96 Dair - relieur.
1896-1901 Bertrand (Mlles) - peintres pour imagerie.
1901-02 Ordonneau (Mme) - couturière.
1910-39 Pupil fils - peinture et vitrerie et 51, rue de Seine.
1951-53 Baumert - peintres et vitrerie.
L'activité principale du 12, rue Visconti a été pendant plus d'un siècle l'entreprise de peinture-vitrerie dont le premier bail remonterait à 1838 (peut-être même 1803) et dont l'existence s'est achevée vers 1940.

L'entreprise était installée au rez-de-chaussée dans 80 m² avec un magasin en bordure de la rue (remise de matériel, échelles, camions...), un bureau à gauche dans la cour (tables chaises et casiers) et un autre magasin au fond de la cour (broyeuse, casiers, réservoir à huile en tôle). En 1914, l'entreprise Pupil emploie 15 à 16 ouvriers.

A la fin du XIXe, l'horloger Civré s'est installé à cette adresse et y est resté plus de 40 ans, mais n'a pas trouvé de successeur.

Comme pour les autres adresses coté rue de Seine, il y a peu d'activité au XXe siècle, autres que celles qui ont été créées au siècle d'avant.


Détail d'une photo d'Eugène Atget prise en 1910
représentant l'entrée du 12, rue Visconti avec l'enseigne
de Pupil : « Atelier Peinture » (cliché BER).










13, rue Visconti


1789-91 Mollion - procureur au Parlement.
1820-21 Doll - relieur.
1821-29 Motte (Charles) - imprimeur-lithographe.
1826-27 Chaumont - relieur.
1828-39 Messier - relieur.
1832 Calvat - modeleur.
1838 Viguier père et fils - marchands de couleur.
1838 Lecuyer - charron.
1838 Reinhard - institution de garçons.
1830-44 Bureau d'indication et de placement des maîtresses d'études.
1842-49 Prévost - relieur.
1845 Monper - restaurateur de tableaux.
1845-50 Pouguet - doreur sur bois.
1845-47 Maldan - cartonnier.
1845-46 Morette - doreur sur bois.
1845-57 Constant (Leuckens)
- menuisier en cadre et en châssis à clés.
1845 Postan - instituteur de garçons.
1847-55 Lartisien - ébéniste.
1848-49 Petit - externat.
1848-85 Forestier (O.) - professeur de dessin.
1850-51 François - externat.
1851-56 Curmer (Alph.) - fondeur-stéréotypeur.
1852 Legendre - externat.
1853 Deschamps - externat.
1854-55 Delevy - externat.
1855-58 Mercier - mètreur-vérificateur.
1856 Jubin - externat.
1857-71 Arnoult - externat.
1857-64 Veuve Curmer et Cie - fondeur stéréotypeur.
1855-59 Houie - peintre en bâtiment.
1858-60 Vantillard - sage-femme.
1860-61 Houic - peintre en bâtiment.
1860-61 Michel - épicier.
1862-65 Sergent - vins.
1865-67 Veuve Curmer et Cie - stéréotypie et polytypie.
1866-73 Chambeau - vins .
1866-70 Haëmer (C.H.) fils - tapissier.
1868-74 Damange - fabrication de couvre-pieds.
1873-74 Dufour (E.) - peintre-artiste.
1873-75 Gonthier - externat.
1874-76 Valentin (R.) - vins.
1876-77 Siou - externat.
1878-92 Joseph Rousset - fondeur stéréotypeur.
1887-1904 Codonini - tôlier-fumiste.
1893-1897 Rousset et fils - fondeur stéréotypeur.
1898-1914 Rousset fils - fondeur-stéréotypeur.
1915-26 Rousset fils - clicheur-galvanoplaste.
1924-55 Sardaillon (L.) - clichés typographiques et 15, rue Visconti.
1927-28 Rousset frères - clicheur-galvanoplaste.
Le 13, rue Visconti devait ressembler à une vraie ruche au XIXe ! On trouve de tout et pour de petites périodes avec jusqu'à 6 activités professionnelles simultanées autour de 1850.

Trois activités vont perdurer longtemps : l'externat qui verra se succéder 9 personnes en 30 ans, Forestier, le professeur de dessin, actif pendant 37 vénérables années, et bien sûr l'activité liée à l'imprimerie qui durera plus d'un siècle !

C'est celle de la famille Curmel puis Rousset (propriétaire de l'immeuble à partir de 1883) et Sardaillon qui durera au delà 1955, limite de notre analyse. Ils ont su faire évoluer leur activité comme on le voit dans les intitulés de leur profession dans le Bottin, gage, peut-être, de leur longévité.

Après 1880, l'activité se raréfie de manière spectaculaire.


Détail d'une photo d'Eugène Atget prise en 1910 représentant l'entrée du 13, rue Visconti avec l'enseigne « A. Rousset »
(Collection photographique de la BHVP, cliché BER).


On trouve aussi « L'Art d'élever des lapins et de s'en faire 3000 francs de revenu... », « L'Art de se faire aimer des femmes, moyen certain de les rendre heureuses pour la vie... » ou encore « Le Guide des femmes de quinze à soixante ans... » par J.-C. Maldan édités à cette adresse en 1838 et 1841. Tous sont consultables à la BnF...











14, rue Visconti


1796-97 Béranger - Homme de loi près le tribunal de Cassation (d'après almanach an V, au n° 18, numérotage royal).
1816-21 Trappe - médecin.
1831-43 Barre fils (Auguste) - sculpteur et graveur en médailles.
1838-39 Phelippes - artiste-peintre.
1842-47 Vivier - graveur en médailles.
1844 Marche-Perrot (D.) - artiste-peintre.
1845-56 Ducornet - peintre d'histoire.
1846-48 Legrip - peintre-artiste (voir au n°11).
1848-49 Cabuchet - commissaire de police.
1848 Lepelletier-Duclary (Alexandre-Louis) - artiste-peintre.
1849-61 Mlle Martin (Alexandrine) - peintre pastelliste.
1849-50 Mlle Martin (Irma) - artiste-peintre pastelliste.
1855-57 Désandré - dessinateur.
1857-61 Jallot - ébéniste.
1858-60 Fauvel - peintre-artiste.
1862 Daguinot - homme de lettres.
1863-64 Vauréal (Ch. de)
1867-71 Haro (Etienne) - peintre-artiste et 20, rue Bonaparte.
1873-82 Haro - couleurs et tableaux et 20, rue Bonaparte.
1884-89 Haro (Henri) - peintre-Artiste.
1884-94 Haro (Jules) - peintre-artiste.
1883-1911 Haro et Cie - peintres-experts, restauration de tableaux, ventes publiques, édition des gravures de la ville de Paris.
1914 Dess (Jean) - dessins industriels.
1920-38 Mlle Suzanne Bertillon - peintre-artiste (atelier).
1920-21 Sarrut (Paul) - peintre-artiste.
1921-55 Fremont (Mme S.) - peintre-artiste.
1922 Atelier Dess.
1925-26 Mlle Phillips - peintre-artiste.
1928-30 Jonniaux - peintre-artiste.
1931-38 Prahl - artiste-lyrique.
1941-55 Bouvier - antiquaire.
1954-55 Bouvier fils - ébéniste.
1953-55 Bouvier Mme - brodeuse main.
Hormis quelques notables, le 14, rue Visconti semble n'avoir accueilli que des artistes ! C'est un exemple étonnant de la « personnalité » d'une adresse. Autant le 13 est industriel et laborieux, autant le 14 est consacré aux arts !

Les trois générations de la famille Haro notamment, se sont forgés une solide réputation de marchands de couleurs et Eugène Delacroix et Ingres étaient d'assidus visiteurs du 14, rue Visconti.


Détail d'une photo d'Eugène Atget prise en 1910 représentant l'entrée du 14, rue Visconti avec l'enseigne « HARO » ; il est probable que le personnage soit Henri Haro (Collection photographique de la BHVP, cliché BER).


Publicité pour l'enseigne de la famille Haro.


Le peintre César Ducornet y a travaillé pendant 12 années jusqu'à sa mort en 1856. Né sans bras, il était célèbre pour peintre avec ses pieds... mais n'est pas vraiment resté dans la postérité pour son oeuvre.












15, rue Visconti


1796-97 Creuzé-Latouche - Homme de loi près le tribunal de Cassation (d'après almanach an V, au n° 4, numérotage royal).
1826-43 Delpont
- négociant en équipements militaires.
1837-39 Guérin (Philibert) - artiste peintre.
1838 Locard - professeur.
1845-54 Comte de Spalière.
1846-48 Pecquereau (Mme) - coloriste.
1846-48 Pecquereau (A.) - imprimeur-lithographe.
1844-49 De Sylans - ingénieur des ponts-et-chaussées.
1848 Lacoste - homme de lettres.
1848 Bellard - ancien intendant militaire.
1851-62 Fabié - grillageur-treillageur.
1863-65 Fabié - propriétaire.
1865 Stroheker (Louis) - représentant de commerce.
1866-67 Marquer - avocat.
1866-77 Joseph Rousset - fondeur stéréotypeur
(voir au n°13).
1867 Loizelet - estampes.
1868-73 Loizelet et fils - estampes et 18 rue Bonaparte.
1868-70 Morel (F.) - articles de ménage en bois.
1875 Veuve Aubry - bureau de placement.
1884-99 Krafft - relieur.
1891-97 Desset - vins.
1900-01 Malinge - vins.
1902-08 Knecht (A.) - relieur.
1902-04 Tarible (A.) - vins.
1905-22 Récurat - vins.
1908-17 Devaux - menuisier.
1923 Regad - vins.
1924-26 Nast (L.) vins.
1927-30 Marlot - vins.
1927-30 Clavier - menuisier.
1929 Lunéville (V.) - antiquités et réparations de meubles.
1931-44 Clavier frères - menuisier.
1931 Mahieu - vins.
1932 Roux - vins.
1933-34 Martin - vins.
1934-35 Moens - vins.
1935-37 Morel - vins.
1945-50 Clavier (E.) - menuisier.
1955 Clavier (E.) et Bruisson - menuiserie.
1974 Debrosse (A.) et fils - menuiserie.
L'activité professionnelle au 15, rue Visconti est à peu près constante sur les deux siècles couverts par l'analyse. Les activités sont peu nombreuses mais durables. Au XXe surtout, on distingue le marchand de vins (qui fait aussi restaurant) dans la boutique sur rue, et le menuisier dont l'atelier est dans la cour de l'immeuble.


Enseigne de la menuiserie en 1974 à droite de la porte d'entrée du 15, rue Visconti (cliché Florence Jonquières).




Des documents liés à la vente de l'immeuble lors le l'expropriation dans le cadre du projet de prolongement de la rue de Rennes donnent quelques précisions sur le restaurant du 15. Après Mr Récurat, Marchant de vins en 1913, il est tenu par le couple Nast du 1er juillet 1924 au 7 mars 1925 auquel succède le couple Marlot. La dénomination de l'établissement était « Vins - Liqueurs - Restaurant » et comprenait une « boutique avec cuisine » et logement au quatrième étage.


Restaurant du 15, rue Visconti en 1914 (photo UPF, reproduite par les Archives de Paris pour www.ruevisconti.com).











16, rue Visconti


1819-1821Duval - avocat.
1819-21Maradan - libraire (et propriétaire).
1824Champion - artiste-peintre.
1824-27Robineau (Dlle) - artiste-peintre.
1826-1827Lacoma - artiste-peintre.
1835-39Fourau - artiste-peintre.
1838Delarue - sculpteur.
1842-43Auguste - loueur de voitures.
1845Vivier - graveur en médailles.
1845-1866Faucon - loueur de voitures.
1848-52Monper aîné - rentoileur de tableaux (voir n°11).
1848 Baudet Emile - teneur de livres.
1849-54 Mercier - métreur-vérificateur (voir n°12).
1854 Charrier et Cie
- entreprise centrale des épiciers réunis.
1855 Gaul-Brocard - relieur.
1855 Vaillant - négociant.
1856 George-Hotte - ébéniste.
1857-64 Desseigne - passementier.
1857-58 Georges Ott et fils - ébénistes .
1859-60 Veuve Georges Ott et fils - ébénistes.
1860 Harsch - peintre-artiste.
1861-73 Dufet - brocheur et libraire.
1863-67 Benoist - commissaire de police.
1864 Chatelard - déménageur.
1865-67 Duparc - vieux papiers et rognures.
1869 Leroux - sculpteur (et 30, rue Jacob).
1874-75 Motteroz - typographie.
1870-87 Mauger aîné - couvreur plombier.
1874-94 Dufet - brocheur.
1884-89 Augey - vins en gros.
1890-94 Boyer - vins en gros.
1888-94 Doloir (J.) - couvreur plombier.
1895-1904 Doloir et Cholain - couvreurs-plombiers.
1905-14 Doloir et Chargrasse - couvreurs-plombiers.
1915-33 Chargrasse - couvreur-plombier.
1923-33 Chauviac (Ludo)- peintre-Artiste.
1928-33 Chevalet - ciseleur.
1928-33 Dumont - horloger.
1929-34 Gabrié - ingénieur.
1934-47 Chargrasse (les fils de) - couvreurs.
1945-47 Lecouteur J. - architecte.
1948-50 Clavier - fabrication de sièges.
1948-55 Fouquet - artiste peintre.
1955 Le Marché Etranger - import-export.
1948-55 Meurisse P. - bronzage.
Il est difficile de dégager une tendance professionnelle pour cette adresse. On y trouve en effet un peu de tout : notables, artistes, artisans du livre, artisans industriels... Tout juste peut-on remarquer une fois de plus la raréfaction des activités enregistrées au XXe siècle.

C'est l'entreprise de couvreur-plombier lancée en 1870 qui est la plus durable (76 ans). La famille Chargrasse en est le dernier exploitant, apparaissant dès 1905 aux cotés de Doloir.

Georges-Louis Chargrasse devient propriétaire de l'immeuble entier en 1911 en s'en portant adjudicataire. Il sera exproprié en 1914 par la Ville de Paris dans le cadre du prolongement de la rue de Rennes, mais ils n'en interrompront pas pour autant leur activité ! Pour davantage de détail sur l'entreprise, voir la page consacrée au 16, rue Visconti.

L'entreprise de Chargrasse sera immortalisée par Atget qui fixera sur la pellicule l'enseigne de leur magasin en 1910.


Détail d'une photo d'Eugène Atget prise en 1910 représentant
l'entrée du 16, rue Visconti avec l'enseigne « Couverture Plomberie Electricité » et le nom Chargrasse au dessus de la porte
(Collection photographique de la BHVP, cliché BER).


Le libraire-éditeur Dufet est signalé en 1882 pour la parution du « Code Du Droit Français Expliqué » par P. Delessart.